Souvenez-vous, il y a de cela quelque mois j’étais invité à Berlin pour assister à l’I.F.A., salon dédié au technologies numériques domestiques, et à cet occasion, j’avais pu faire une escapade pour glisser sur ma tête le Mode M40.

J’ai pris le temps de relire, avant la rédaction de ce billet, ma preview de l’époque. Histoire de voir si mon opinion avait changé ou pas. Enfin pour ça il va falloir aller à la fin de ces quelques lignes
Ecrin royal
Klipsch a donc eu la gentillesse de m’envoyer pour un joli mois de test, leur fleuron, le dernier né de la famille des casques de haute-fidélité, le Mode M40. D’entrée de jeu, le constructeur américain met la barre très haut avec un packaging luxueux, bien pensé et noble. L’emballage cartonné dévoile une pochette en cuir pleine fleur splendide, frappée du logo Klipsch.

Discrètement rangés dans l’emballage cartonné les deux câbles livrés, un pour les appareils spécifiques à la Pomme, un autre pour les autres lecteurs classiques, mais aussi un adaptateur pour avions, une habitude chez Klipsch
A l’intérieur, une pochette en microfibre, qui abrite la bête.

Et quelle bête.
Le Mode M40 est toujours aussi impressionnant par son design. Il est beau, possède une forme assez atypique mais plutôt séduisante. Les coussinets sont doux et possèdent une bonne densité. Petite subtilité, ceux-ci bougent légèrement afin de bien se caler sur les oreilles.
En contrepartie le casque apparaît comme assez massif et plus lourd que la moyenne. La faute, à ses matériaux, au tweeter de 15mm et woofer de 40 mm et à la technologie de Noise Canceling qu’il embarque.

Une seule pile d’ailleurs pour le Noise Canceling, et une autonomie annoncée de 45 heures. Je pense que là dessus, la concurrence peut se rhabiller chaudement.
Sonido
Il est donc l’heure de voir ce que propose le M40, au delà de son physique.
Première impression, mitigée, et oui.
J’ai en effet bénéficié d’un modèle de pré-série et l’arceau s’est avéré un peu trop ferme et compressant un peu trop la tête. En informant Klipsch, ces derniers m’ont assuré que ceci avait déjà été remonté et que la version finale s’affranchissait de ce soucis.

L’oreille est bien au chaud sous les mousses des écouteurs. Pas de petit bout qui dépasse, rien. Mieux que ça : il m’a fallu vérifier à deux fois pour voir si le réducteur de bruit était bien éteint tant l’isolation était bonne. Gros point fort du coup.
Autre point fort, pas de sifflement rien lorsque le réducteur de bruit s’enclenche. Le Sennheiser que je possédais avant me surprenait par la sensation de pression acoustique à l’allumage, ici, rien du tout.
L’heure est au son et c’est réducteur de bruit éteint que j’entame les premières heures de musique.
A faible volume l’ensemble du spectre remonte bien, avec un léger creux sur les fréquences moyennes. L’isolation globale est déjà excellente.
A volume moyen, les fréquences moyennes remontent un peu et ce sont les basses qui viennent à peine s’estomper.
A volume élevé, même si les basses restent un peu en retrait encore, l’ensemble est très homogène et relativement équilibré. Le point fort de ce casque réside vraiment dans son isolation native, vraiment incroyable.
Et si on réalise le même test avec le réducteur de bruit ?
A faible et moyen volume, le spectre s’équilibre bien et le réducteur de bruit vient remonter les fréquences un peu estompées. La puissance offerte est dès lors suffisante, mais quelque chose me dit qu’en toute logique, je dois pousser le son à fond.

Et là, malheureusement, quelle que soit la source, le son se chevauche, est brouillon, la puissance entre en conflit direct avec le réducteur de bruit et il semble que le tweeter et le boomer interfère mutuellement. Impossible à supporter, mais de toutes façons, il aurait été impossible vu la puissance dégagée, d’utiliser sereinement le casque à ce volume.
Verdicto
C’est du coup le cœur un peu serré que je rends mon verdict pour ce Klipsch Mode M40.
L’objet est magnifique, il y a un très grand travail de recherche sur ce casque et on sent bien que Klipsch ne compte pas faire dans l’entrée de gamme. La livrée est complète avec de nombreux câbles et adaptateurs.
Le son quand à lui me laisse un sentiment mitigé, puisque vraiment bon, et globalement bien équilibré, même si personnellement je préfère un casque moins isolant et avec beaucoup plus de corps et de profondeur dans la restitution audio. Et ce défaut à volume élevé, réducteur de bruit allumé, qui n’est pas du meilleur goût.

Le Mode apparait plus petit que le Fidelio L1
Je n’aime pas garder ce genre de sentiment, notamment pour des produits et des marques qui m’ont habitué à flirter avec la très haute sphère, mais voilà, à mes yeux le Mode M40 ne remplit malheureusement pas toutes ses promesses. Je me dis simplement qu’il n’est pas adapté à mon usage, intensif et quotidien, et que de toutes façons, physiquement, j’ai beaucoup de mal à supporter un réducteur de bruit plus d’une heure. J’ai hâte maintenant de passer à autre chose et de voir que comme à son habitude, Klipsch va écouter pour sortir une V2 de ce Mode M40 qui soit tout simplement incontournable !
Klipsch Mode M40, disponible à 339 Euros chez Amazon.fr




