Ce billet aurait très bien pu être écrit par mon alter-ego @Lokoxav.
J’avoue qu’il en est à l’origine.
Pas vraiment de ce billet, mais c’est lui qui m’a permis un jour il y a fort longtemps, de pouvoir poser mes yeux sur une œuvre absolument dingue qui allait marquer ma vie comme aucune autre auparavant, et comme très peu d’autres après.

L’histoire dérangée d’un compositeur déchu, volé, défiguré et trahi. L’histoire d’un producteur et patron de maison de disque véreux, diabolique, malsain et à l’ambition mortelle. L’histoire d’une chanteuse à la voix d’or prête à de nombreux sacrifices pour réussir. La sublime histoire de Phantom of the Paradise, long métrage du grand Brian de Palma, sorti en 1974.
Dès le premier visionnage, ce film m’a collé une grosse claque. Je devais être âgé d’à peine plus d’une dizaine d’années, véritable éponge absorbant tout ce que la culture musicale et cinématographique était prête à me donner. Ce jour là, alors que la VHS tournait dans le magnétoscope, j’ai reçu une dose d’une intensité rare, et depuis, impossible pour moi de me défaire de cette imagerie, et de toute la symbolique véhiculée par ce film.

Swan, terrifiant du haut de ses talonnettes
Le tableau de base est le suivant : Swan recherche LA musique qui fera l’ouverture de son nouveau club : Le Paradise. Lors d’une audition, les compositions sublimes de Winslow Leach titillent l’oreille musicale de Swan. Cependant le compositeur ne l’intéresse pas, seulement son œuvre. Il lui faut alors également trouver une voix pour interpréter tout ceci…ce sera celle de Phœnix.
L’intrigue se présente comme un savant alliage du Fantôme de l’Opéra de Gaston Leroux, et du mythe de Faust. Et celle ci, même si elle semble prévisible, fonctionne à merveille. La magie opère dès les premières secondes, et ce titre des Juicy Fruits : Goodbye Eddie Goodbye. La comparaison avec le Rocky Horror Picture Show peut être facile, même bienvenue, mais quitte à me mettre à dos les fans du film de Jim Sharman, je préfère mille fois le Phantom.
Phantom of the Paradise, c’est également une pièce maîtresse, très bien placé dans le top 5, voir le top 3 des réalisations de Brian de Palma. Certains plans et scènes sont divines, comme celle ou le Phantom peaufine ses réglages dans le studio de Swan, ou encore la douche de Beef, et l’ouverture du Paradise, ainsi que la fin, mais aussi la première scène et… tout le reste du film
Bref vous l’aurez compris, le but de ce billet est de vous faire passer un peu moins de 2 heures au sein du Paradise, en compagnie de tous ces personnages hauts en faits et en couleurs.

Le masque de Femto, clairement inspiré...
Et puis bien au delà du film, de ses références incessantes (au milieu musical comme cinématographique) sa portée et ses influences aujourd’hui encore me semblent omniprésentes. De nombreux artistes issus de divers univers véhiculent encore des références à l’œuvre de de Palma. Que ce soient par le biais de personnages de manga (Femto dans Berserk) ou encore dans certains clips de House bien frenchie (plus ou moins bonne je l’avoue), le Phantom se retrouve partout.
Je pourrai disserter des heures durant sur le Phantom, mais je me dois de souligner un dernier point avant de vous laisser démarrer votre semaine par l’achat du DVD (pas cher du tout) et par quelques heures de travail : La qualité des compositions de ce film.
C’est Paul Williams, chanteur de country américain, roux, petit, chétif, qui se retrouve derrière les claviers pour la composition de la bande originale, ainsi que dans le costume de Swan. Et le bonhomme fait aussi peur que ses compositions font plaisir à entendre. Ses titres sont divins, pleins d’humour et de tragédie. Impossible de ne pas penser à Queen sur certaines ambiances très gothiques rock des années 70′ ou encore aux balades romantiques simplement guidées par un piano et une basse.
Vous l’aurez compris, dans ma vidéothèque, ce film tient une place prépondérante. Et si vous l’aimez il y a de fortes chances pour que je vous apprécie beaucoup
A voir, ou revoir donc.






+1 ! Ce film roxxe
J’avais déjà vu de nombreuses images de ce film, notamment de son personnage principal mais j’ai toujours hésité à plonger dedans.
Mais c’est fini, tu m’as vraiment donné envie de le voir :p
Je plussoie, je l’ai vu récemment et je confirme que ce film est carrément génial et intemporel
Sauf que je l’aurai pas écrit comme ça ! Dans tous les cas, un must en bande originale et un de mes cultes, il est vrai.
Toujours pas vu, toujours triste de pas l’avoir vu !