Aujourd’hui, 25 juillet 2012, une vague cinématographique va frapper l’hexagone. Un tsunami même.
Il est quasiment certains que tous les cinémas de France, parfois même au sein de plusieurs salles, afficheront The Dark Knight Rises et programmeront des séances à répétition pour qu’un maximum de personnes puissent assister au dernier volet des aventures de Mr Wayne par Mr Nolan.

The Dark Knight RISES
Je vous offre tout de même un synopsis que vous avez déjà lu sans doute milles fois (et que j’extrais volontairement de chez nos amis d’Allociné) :
Il y a huit ans, Batman a disparu. S’accusant de la mort du procureur-adjoint Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié au nom de ce que le commissaire Gordon et lui-même considéraient être une noble cause. Et leurs actions conjointes se sont avérées efficaces puisque la criminalité a été éradiquée à Gotham City grâce à l’arsenal de lois répressif initié par Dent.
Mais c’est un chat – aux intentions obscures – aussi rusé que voleur qui va tout bouleverser. À moins que ce ne soit l’arrivée à Gotham de Bane, terroriste masqué…
Voilà.
Vous savez tout.

Il y a une petite semaine, tels 300 Spartiates nous avons pu assister à une projection privée de ces 2h47 de Batman. Sorti de celle-ci, excité comme un poux dans une crinière enfantine fleurant le Nenuco, je me disais que j’allais pouvoir vous en parler en avant-première et vous donner mon avis.
Vous dire tout ce que je pouvais penser de ce film, ce qui m’avait plu, ce qui m’avait moins plu, ce que je ne pouvais pas vous dire, ce qui, même dit, ne signifierai rien pour vous.
Le temps est passé, depuis.
J’ai vu émerger de ci de là des critiques, des avis, des billets avec plus ou moins de matière mais tous « cherchant à raconter sans raconter ». En voilà un premier problème. Comment contourner le spoil lorsque celui ci t’attend à chaque coin de paragraphe, un couteau entre les dents ?
Et puis le drame.
Une critique, un peu négative. Des twits osant critiquer le film.
Qu’as-tu fait jeune imprudent(e)… Levée de boucliers, argumentations en 140 Caractères ou plus… Impossible apparemment de remettre quoi que ce soit en cause dans cet opus.
Certains se sont même permis de défendre le film sans même l’avoir vu. A peine croyable.
De la même façon, certaines critiques ultra-positives, poussant à l’idolâtrie de Nolan sans aucune concessions, m’ont tout autant laissé sur le cul.
Ajoutez à cela le scénario, déroulement et dénouement qui ne laisse vraiment pas beaucoup de marge pour vous « raconter » ou « faire imaginer » ces aventures.
Vous obtenez mon état d’esprit du moment, ne sachant quoi vous dire.
Je ne peux pas vous dire de courir voir le film en salles, sinon vous allez être persuadés qu’il s’agit de la bombe du siècle.
Je ne peux pas vous dire de ne pas aller le voir car il n’est pas bon, sinon vous allez me dire que je ne connais rien en cinéma.
Je peux juste vous dire ce qu’est ce film : Une conclusion.
La fin d’une histoire, la fin d’une série d’aventures.
Ce qu’on imagine le plus souvent lorsqu’on est môme et qu’on se couche alors qu’il reste deux chapitres d’un bouquin, ou lorsqu’il nous manque les 10 dernières minutes d’un film mal programmé sur une VHS.
Les conclusions ne sont pas forcément celles qu’on imagine.
Mais au moins elles sont.
Et je préfère une histoire qui se finit, qu’un tunnel dont on ne voit pas le bout.
Donc faites ce que vous voulez. Si depuis des mois vous attendez la sortie de ce film, filez le voir.
Si par contre les épisodes précédentes vous en ont touché une sans faire broncher l’autre, abstenez vous.
Pour le coup, ce qui vous semble bon sera bon.
Ensuite nous en parlerons

Enfin, et si malgré le peu de choses que j’ai partagé avec vous, vous souhaitez VRAIMENT lire une réflexion complète et bien écrite, je vous invite à lire la critique de mon ami Nico sur Filmosphère
Et si vous voulez bien vous marrer et réviser vos classiques avant d’aller en salle, c’est l’excellentissime article des Haterz que vous devez dévorer.
The Dark Knight Rises – en salles partout à compter du 25 Juillet 2012.
Réalisateur : Christopher Nolan
Avec (principalement) :
le dieu des acteurs Christian Bale en costume à gadgets,
l’uber-craquante miss Anne Hattaway en chaton tout de cuir vétu,
l’amphétaminé Tom Hardy et
la franchouillarde Marion Cotillard
Un soupçon de bande annonce :






C’est amusant, à lire ce billet, en ce qui concerne la conclusion et les diverses réactions, j’ai un peu l’impression de retrouver ce qui se disait pour la fin de Mass Effect 3 (toutes spécificités gardées en fonction du domaine… ), qui est la fin du histoire, avec les réactions des joueurs qui ont poussé les développeurs à apporter des compléments ( en ce qui concerne l’utilité de ces compléments, c’est un autre débat…)
de toutes les façons, quoique j’ai pu lire de positif ou de négatif, j’irais de moi-même voir ce Batman , car je ne m’arrête qu’a ce que j’ai pu voir .
depuis 60 ans, Batman nous émerveille, nous fait frissonner, nous passionne, au fil des pages de BD. Et ça continue.
Et là… Nolan se pointe, nous lance un très bon premier film, dont on attend toute une série d’aventure digne des BD et… petite déception du 2 où Double-Face apparait et disparait en 20minutes, un Joker qu’on ne revoit plus, puis… le chant du signe, le glas qui sonne, fin de Batman.
Oui, je suis allé voir le film, tout juste hier. Et j’en ai encore un arrière goût de pas fini, de « on m’a tué mon héros préféré, parce qu’un sale con a décidé qu’on ne devait plus en parler et fin de l’histoire ».
J’encaisse pas du tout. Déjà que j’aimais pas le costume et encore moins la tronche délavée du Joker (au delà de toute interprétation géniale de l’acteur), là on a un Bane, même pas équipé du fameux système Venom (rien à voir avec Spidey), même si sa personnalité est superbe et son intelligence respectant la BD, même si on a une superbe Catwoman (si si, elle me plait bien, cette version)… Le reste est absolument fade, précipité, trop déprimant et pessimiste. Et que dire de ce John Blake, le jeune flic qui connait (on sait toujours pas comment) la double identité de Wayne.
Ok, la fin, donne des idées, mais comme on sait que ça s’arrête là, on se demande l’utilité des scènes entremêlées de la fin. Et surtout l’autre nom de John Blake (orphelin qui a changé son prénom, manifestement). Autre prénom qui annonce qui il aurait dû être et qui il sera, sans jamais être passé par l’étape intermédiaire si connue. Prénom qui, normalement, n’en est pas un, dans la BD…
Décidément, je déteste au plus haut point les réalisateurs qui se permettent de TROP libres adaptations de grosses oeuvres comme ça.
Ce Batman là ne peut PAS rejoindre la Ligue de Justice. Nolan l’a voulu réaliste, mais superman ne le serait pas dans cet univers. Nolan nous a pondu 3 thriller avec un égocentrique à la masse qui met un costume high-tech parce qu’il a un gros complexe. voilà l’impression finale.
Ce Batman est enfin fini, j’attends un VRAI reboot, un VRAI Batman.
Même le jeu est largement mieux !